Zéro déchets

Je passe au carré démaquillant

11 juin 2019

Savais-tu qu’en moyenne une femme utilise six cotons par jour pour se démaquiller ? En sachant qu’il y a certains jours où on ne se maquille pas, j’ai évalué mon calcul sur 310 jours annuels et cela représente tout de même 1 860 cotons par an et par femme.

Au-delà du produit en lui-même, je souligne la quantité de plastique dans laquelle il est principalement emballé. C’est autant de déchets quotidiens qui m’a donné envie de passer au carré démaquillant. Et actuellement, il est très difficile de passer à côté. Mais face à toutes les propositions trouvées sur le net, je ne savais pas quoi choisir.

Heureusement, j’ai trouvé le site « Les tendances d’Emma » qui propose un set de 3 carrés démaquillants à tester. Promis, je te mets le lien en fin d’article mais juste avant, je t’invite à en savoir un peu plus sur mes recherches personnelles. Alors, lequel du bambou, du coton ou de l’eucalyptus fait désormais partie de mon nouveau rituel du soir ?

Quelle matière pour quel démaquillant ?

Premier test et premier constat : les trois matières n’absorbent pas le démaquillant de la même façon. Le premier point est accordé au coton.

En effet, s’il est parfait pour mon eau micellaire, le bambou le retient un peu trop et je suis obligée d’en mettre plus. Pas très économe, surtout si tu fais partie des femmes qui utilisent 6 cotons par jour… Quant à l’eucalyptus, la matière est si légère et fluide que l’eau n’est pas bien retenue. Pour le coup, il faut là que je fasse attention à en mettre moins que d’habitude (pas facile avec une pompe ! ).

Quid des laits et huiles démaquillants ? Le lait étant plus épais, aucun soucis pour les trois matières. Pour l’huile, le coton ou le bambou font très bien le job.

J’ai la peau sensible.

Deuxième test et premier point pour l’eucalyptus. Très clairement de loin le plus doux.

Je ne maquille que mes yeux, zone plutôt sensible, j’ai donc besoin de douceur pour le quotidien. C’est là où le bambou est relégué à la dernière place. Beaucoup trop épais et rugueux à mon goût, même pour nettoyer succinctement le visage (pollution oblige !). En revanche, si tu es accro au fond de teint + poudre libre + blush, cette matière t’aidera à les éliminer rapidement. Je dirais même que pour les peaux épaisses à tendance acnéiques, il fera l’effet d’un massage-gommage qui pourrait être bénéfique.

Pas de gros débat sur le coton. Il est neutre sur cette affaire. Pas trop épais et assez doux mais rien à voir avec l’effet soyeux de l’eucalyptus.

Et côté écolo ?

Au-delà de l’aspect déchets de cette histoire, je me suis penchée sur la fabrication de chacune des matières. Le coton tout d’abord.

C’est l’industrie la plus polluante des trois. La plantation de cotons couvre 2,5% des surfaces cultivées de la Terre. Et à elles seules, elles absorbent 25% des pesticides, selon l’OMS. La majorité des champs de coton est d’origine génétiquement modifiée. Et ce n’est pas tout ! L’association Water Footprint Network qui se charge, entre autre, de calculer l’empreinte de l’eau consommée, a analysé qu’il faut en moyenne 1 000 litres d’eau par kilo de coton. Cela comprend la culture mais aussi le traitement.

Et le coton bio ? Saches que c’est la culture qui est bio, pas le traitement subit derrière. Sauf si cela est définit dans le cahier des charges de la marque.

Je me suis alors tournée vers le bambou. C’est vrai que c’est une matière de plus en plus prisée : brosses à dents, parquets, draps, serviettes…etc. Et il faut dire que, sur le papier, le bambou a tout pour être parfait : il pousse vite et est très peu gourmand en eau.

Et pourtant j’avais entendu dire que l’exploitation du bambou se faisait au détriment des pandas, gros consommateurs ! Et en cherchant des informations à ce propos, je suis tombée sur plus grave encore : en Asie, l’exploitation a pris de telles ampleurs que la biodiversité est en train d’en être modifiée. Les agriculteurs et industriels ayant sentis le bon filon remplacent des espaces agricoles et forestiers entiers par des champs de bambou. Résultat, la faune et la flore en pâtissent.

Consommer du bambou, oui, mais à condition que ce soit par le biais de filières éco-responsables.

Reste alors l’eucalyptus. Tout comme le bambou il a une croissance plutôt rapide et il régule très bien sa consommation d’eau, tout seul comme un grand. Certains écologistes lui reprochent de rendre les sols fertiles et érosifs mais il s’agit apparemment d’un risque au début de leur croissance uniquement. De plus, avoisiné d’autres espèces plus généreuses, ce risque s’en trouve fortement diminué.

Les carrés démaquillants en eucalyptus sont en fait en fibres naturelles de cellulose obtenue à partir du bois de l’eucalyptus. La fabrication de la fibre nécessite, en plus du bois et de l’eau, l’utilisation d’un solvant qui peut être réutilisé quasiment entièrement et à de nombreuses reprises. Bref, un nouveau point pour l’eucalyptus, le plus écologique des trois.

Mais encore ?

Tu te dis que cette analyse des matières est bien sympa mais, à la base, tu pensais que cet article te motiverait à passer au carré lavable ? Hey ! Je ne veux forcer personne à changer ses habitudes. Mais puisque tu es là (et que tu as lu presque tout l’article), c’est que tu as peut être besoin de ce petit coup de pied aux fesses pour te lancer.

En terme d’avantages, passer au carré démaquillant c’est faire une économie sur les produits de la salle de bain. En moyenne, un coton (une seul, pas le paquet de 50 ou de 100), coûte 0,03€. Si je reprends mes chiffres du début, cela représente 55,80€ par an.

Le kit de 20 carrés chez « Les tendances d’Emma » m’a coûté 33,40€ (avec la livraison moins le prix du kit-test remboursé). Cela fait 1,67€ le carré. Whaaaaaat ? Me diras-tu ? Et oui, je sais ! Sauf que ton coton classique ne vas te servir qu’une seule fois. Un carré lavable est utilisable en moyenne 500 fois ; 1,67 / 500 = 0,0033€ par carré, soit 6,14€ par an. C’est presque 50€ d’économie. Tu ferais quoi là tout de suite si je t’offrais 50€ ?

Le second avantage est une question d’organisation et de « Mind Free ». Plus besoin de penser à acheter un nouveau paquet. Perso, je ne te raconte pas le nombre de fois où j’ai ouvert mon placard en râlant : »Mais putain ! Je suis sure qu’il me restait un paquet !! Chériiii, tu les as rangé où les cotons ?! ».

Enfin, si je dois te parler d’un inconvénient, je dirais que le nettoyage des carrés en est un. Les recommandations officielles sont le lavage en machine à 40° max. Sauf que je ne nettoie pas le linge de maison une fois par jour et quand la lingette est sèche, les traces de maquillage ne s’effacent pas forcément dans le tambour de la machine. Cela ne contribue pas à la durée du produit dans le temps et franchement, qui a envie de se démaquiller avec un linge en apparence sale ? Pour ma part, je nettoie le carré dès que ma séance démaquillage est terminée. A la main, à l’eau et au savon, dans mon lavabo. C’est une contrainte qui devient vite une habitude parce que, au réel, cela doit me prendre environ 30 secondes de mon temps.

J’espère que tu as aimé cet article et que tu y as trouvé une motivation pour changer tes habitudes. Dis-moi tout en commentaires et n’hésites pas à partager d’autres bons plans que « Les tendances d’Emma » si tu en connais.

Ah ! Oui, la réponse à la question de l’intro : mon choix s’est porté sur l’eucalyptus 😉

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